André Gide. Les nourritures terrestres. 1897.

Gide est un homme qui s’émerveille. Il se déploie, la rétine collée, l’œil retroussé ; il s’enivre, se plaît, aime ; de là, ne s’absente-t-il pas. Il mord, présent, gourmand, et va vers les choses. Philosophe de l’instant, philosophe de l’opportun ; philosophe de la ferveur, aussi. « La ferveur » ou l’acte en son ultime. Ou, en ce que… Poursuivre la lecture André Gide. Les nourritures terrestres. 1897.

Terre des hommes (Antoine de Saint-Exupéry, 1939) ou comment réconcilier les hauteurs avec le ratissage.

Les phrases sont ternes, mais la prose est habile. Terre des hommes n’est pas fait pour époustoufler. Que Saint-Exupéry ait travaillé ou non ce texte, nous lisons, entre les lignes, que Saint-Ex se cramponne aux rebords de l’infini ; que Saint-Ex se hisse, l’on pourrait dire ; que Saint-Ex gravite, tends vers le haut, s’épanche du ciel… Poursuivre la lecture Terre des hommes (Antoine de Saint-Exupéry, 1939) ou comment réconcilier les hauteurs avec le ratissage.