Vingt Dieux, c’est l’histoire d’un jeune garçon de Franche-Comté qui, après la mort de son père, se décide à participer, avec l’aide de sa sœur (d’à peine dix ans) et de ses amis d’un âge sensiblement le même que le sien, à un concours du meilleur comté de la région. Ainsi l’adresse : qui aura le meilleur comté gagnera trente mille euros. Hommage rendu au père, fromager de profession, et décédé tragiquement, au début du film ; et défi à relever pour ce garçon endeuillé, désargenté, livré, lui et sa sœur, à une vie orpheline s’annonçant difficile.
Voilà comment on pourrait résumer Vingt Dieux. Mais ces quelques mots sont bien insuffisants. Le film en dit plus entre ses plans de coupe. Les scènes impressionnent, et émulsifient. Se superpose aléas, épreuves et conquêtes ; revers, échecs, périls et errances ; sacrifices, scrupules, ardeurs et triomphes, quand bien même ces triomphes ne produisent pas de confettis. Un feu ne confine pas toujours au feu d’artifice ; et le film brûle bien, ce dernier échauffe. Il échauffe « un art caché dans les profondeurs de l’esprit humain » (Kant) ; celui d’aller au-devant, d’aller au-delà, de faire, refaire, malgré la modestie, de compiler les expériences de ce qu’on appelle agir, mot qui avance et détermine nos intentions.
Que souhaiter de plus qu’un résultat en appellant un autre ? Vivre, c’est agir, mais c’est aussi incrémenter. De là Vingt Dieux ; éthique du faire en dépit du bon vouloir, en dépit du succès, au mépris de l’échec.
Agir. Voilà tout.
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Pensées.
Peut-être y a-t-il plus à apprendre qu’à réussir.
En tout cas le mouvement : combattre la stagnation nécessite de se mouvoir.
Mais s’agit-il de trouver la bonne orientation ?
Je juge que mon GPS me fait aujourd’hui défaut. Mais qui, sur cette terre, est réellement autoguidé ? Peut-être est-il meilleur de piloter souple…
Bref, à méditer.