Kompromat

Compromettre, c’est faire trembler. Qui est compromis secoue, tergiverse, retarde, arrête, pense, ou plutôt doute. Et si cela se savait ? Hypothèse ou projection qui le rend fuyard. Un compromis court ; il trace le filet rouge sang d’une coulure indélébile. Un compromis est une aquarelle qui sue. Il chauffe, transpire et pense sentir ; fort. Il pense que l’on sait ce qu’il pense que l’on pense sur ce qu’il pense et sait être vrai. Un compromis à la frousse que cela se sache. De là déserte-t-il.

Ou alors, il persévère à se faire retourner.

Vous le sentez ; un compromis se renifle. Les dogues, toujours à l’affût d’une bonne occasion, lui collent leur museau au cul. Ainsi apprennent-ils à mieux le servir. À connaitre son truc. À guetter sa chose. À pointer ses penchants.

Une fille ? pas vielle, hein !

Un boy ? pas grand, hein !

De la blanche ? bien pure, hein !

Du fric ? bien lourd, hein !

Des votes ? nombreux, hein !

Le tout ? pardi, mon vieux ! bien sûr !! Prends juste la pose. *Clic*.